| Madagascar |
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Pauvreté a Madagascar
71,3% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté établi à niveau national et 60% de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Néanmoins, la pauvreté est surtout présente dans les zones rurales (73,5% de pauvreté en zone rurale face à 52% en zone urbaine). Nous avons pu constater ces dernières années une diminution de l’intensité de la pauvreté. Parallèlement la distribution des revenus s’est améliorée (réduction du coefficient de Gini du 0,468 au 0,385).
Enfance et éducationLes enfants de moins de 18 ans représentent 50% de la population malgache. La mortalité infantile reste très élevée à Madagascar : 77 enfants sur 1000 meurent avant l’âge d’un an, ce qui place l’Ile en 195ème position mondiale. Le gouvernement malgache a pour objectif de diminuer ce taux à 53/1000 pour 2013. Pour arriver à ce résultat, le gouvernement devra mettre l’accent sur l’attention aux mères et aux enfants, généraliser les vaccins, la vitamine A, ainsi que mener des campagnes de sensibilisation et de protection contre le paludisme, etc. Or, chaque année 87 000 enfants meurent avant l’âge de 5 ans. L’une des raisons d’un si fort taux de mortalité est la mal nutrition des enfants de moins de cinq ans, à peu près 42% d’entre eux sont concernés. Le travail infantile est courant à Madagascar, 36% des garçons et 29% des filles entre 5 et 14 ans travaillent. Les principaux secteurs dans lesquels ils sont obligés de travailler sont les mines et l’industrie de la pierre. Ces enfants ne peuvent ni accéder à une éducation normale, ni exercer leur droit à l’enfance. Le gouvernement s’est engagé à lutter contre le travail infantile en collaboration avec l’OIT (Organisation Internationale du Travail de l’ONU) et les ONG locales. Il reste aussi beaucoup à faire dans le domaine de l’éducation. Bien que 89,3% des enfants soient scolarisés au niveau primaire, seulement 76% assistent régulièrement en classe. En 2006, l’analphabétisme concernait 48% des enfants de moins de 15 ans et 29% de ceux de plus de 15 ans. L’éducation n’est pas égale pour tous, il existe de grande différences selon l’origine socio-économique et les zones géographiques: chez les plus de 15 ans, une personne sur deux est analphabète dans les zones rurales, contre une sur cinq dans les grandes villes. Afin de lutter contre ces inégalités dans le système éducatif, le gouvernement malgache a mis en place en 2005 un plan national « d’Education Pour Tous », dans le but de supprimer les frais scolaires pour toutes les familles, d’embaucher des professeurs d’éducation primaire dans les zones rurales, de réformer les établissements scolaires, de distribuer du matériel scolaire, etc. Femmes et genreLe gouvernement malgache semble soutenir les femmes et promouvoir l’égalité des droits entre les genres. La Constitution Malgache interdit la discrimination de genre et depuis les années 90, le gouvernement a signé la plupart des traités et des chartes concernant la protection des droits des femmes. Cependant, sur le terrain, les moyens humains et financiers pour appliquer les politiques concernant la protection des femmes restent très limités. En réalité, les femmes malgaches subissent encore les effets négatifs des mœurs, des préjudices et des règles socio culturelles, appuyées sur la soumission et la subordination. Elles sont marginalisées dans certains secteurs d’activité et restent très vulnérables face à la pauvreté. Malgré une certaine amélioration dans l’éducation, l’analphabétisme affecte d’abord les femmes, 63% des femmes face à 55,5% des hommes. Le taux de participation des femmes dans les activités économiques est plus bas que celui des hommes, 42% contre 52%. Dans le secteur privé et dans l’agriculture, les hommes gagnent en moyenne 34% plus que les femmes pour un même travail. Enfin, le part des femmes impliquées dans le processus de prise de hautes décisions reste très faible, seulement 6,9% des membres du parlement sont des femmes. SantéLe financement public des services de santé est très bas, il représente à peu près 5€ par personne par an. Pour que le système puisse fonctionner normalement, c’est à dire maintenir un personnel sanitaire qualifié et fournir les médicaments essentiels et l’équipement nécessaire, il serait nécessaire que le gouvernement finance en moyenne 30€ par personne par an. Un tel niveau de financement empêcherait 90% des morts prématurées. L’espérance de vie est de 57 ans et 123 enfants sur 1000 meurent avant l’âge de 5 ans. Les principales causes sont les maladies comme la fièvre et la malaria dans plus de 40% des cas, la diarrhée dans 12% des cas. De plus 1,7% de la population est séropositive et seulement 40% des malades se présentent dans des établissements sanitaires pour être pris en charge et ce pour faute de moyens financiers, particulièrement dans les zones rurales. Néanmoins, nous pouvons observer des résultats positifs. En 2004, 63,4% de la population était complètement vaccinée, et 80% des femmes enceintes avaient consulté un médecin durant leurs grossesses (78,6% en zone rurale face à 91% en zone urbaine).
Environnement
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L’exceptionnelle diversité biologique de Madagascar constitue un patrimoine naturel unique. Cependant, ce qui est en jeu au niveau environnemental ne concerne pas seulement la biodiversité, mais aussi la gestion durable des forêts, dont la question du bois-énergie, le contrôle des feux et du défrichage des forêts, la gestion des ressources marines ainsi que des zones côtières et l’intégration de la préservation de l’environnement dans l’agriculture (essentiellement dans les cultures de riz). |
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Il existe des zones protégées qui permettent de préserver les espèces et l’habitat. Ces zones ont une valeur inestimable, c’est pourquoi les organismes nationaux chargés de la gestion de ces zones sont confrontés à de multiples pressions par les grandes entreprises et les multinationales. De manière générale, les questions environnementales, mise à part la conservation des zones protégées et la gestion des ressources naturelles, ne sont pas suffisamment pris en compte.
Dans plusieurs secteurs importants la situation n’est pas satisfaisante comme pour la lutte contre la pollution, le control des produits phytosanitaires, le développement des énergies alternatives ou encore l’éducation environnemental en milieu rural, voire très préoccupante comme c’est le cas pour l’eau potable et les systèmes d’assainissement des eaux. Il existe une corrélation entre la dégradation de l’environnement et la pauvreté à Madagascar.
L’économie malgache est basée sur les ressources naturelles du pays (50% des revenues nationaux). Il faut aussi signalé que 9 emplois sur 10 sont reliés avec les secteurs dépendant des ressources naturelles.
Contexte social
Malgré une certaine homogénéité sociale, la diversité ethnique, la stratification sociale et les différences régionales ont encore un rôle important dans les relations socio-économiques.
Depuis la période coloniale, les hautes plaines ont subi un développement économique et social plus important que les régions côtières, ce qui a permis à ses habitants de bénéficier d’un accès plus large à l’éducation et aux responsabilités administratives et politiques. La plupart de la population malgache (autour de 95%) ne dispose pas de système de sécurité social et reste exposée à tout type de risques (social/économique ou naturel). A Madagascar, 82% de la population active travaille dans le secteur primaire, 4% dans le commerce et 3,2% dans le secteur public ou parapublic. De plus, 77,9% des emplois sont concentrés dans des activités indépendantes et des petites entreprises. De manière générale, nous pouvons souligner le fait que la productivité est très basse dû au manque de formation de la population.
Contexte politique et institutionnel
L’élection présidentielle du 11 décembre 2001 avait donné lieu à une grave crise politique. Le 20 avril 2002, le Haut Tribunal Constitutionnel déclarait l’élection de Marc Ravalomanana, ce qui mit fin à la crise. En décembre 2006, de nouvelles élections présidentielles ont eu lieu. Dans le but de garantir le bon déroulement de ces élections, transparence et fiabilité totale, la communauté internationale appuya grandement la préparation du scrutin, qui se déroula dans le calme et la sérénité. Le Président sortant, Marc Ravalomanana se déclarait vainqueur après le premier tour avec 55% des votes.
Néanmoins, en vue des prochaines élections, une attention particulière devrait être donner à l’accès aux médias, au financement de la campagne électorale, au recours au bulletin unique ainsi qu’au renforcement du rôle et de l’indépendance du Conseil national électoral. L’une des grandes œuvres commencée par le Président a été la réactivation du processus de décentralisation qui au jour d’aujourd’hui a déjà permis de renforcer le pouvoir des communes et des régions. En ce qui concerne la corruption, le Gouvernement malgache a créé des organes institutionnel, légal et de lutte contre la corruption.
Or, malgré ces efforts, le niveau de corruption dans le pays n’a pas beaucoup diminué en particulier dans les secteurs de la police, de la justice, des services urbains et des impôts. En référence aux Droits de l’Homme, la situation à Madagascar est relativement satisfaisante, à l’exception de la situation de la justice et des prisons. En effet l’indépendance relative de la justice, le très réduit corps judiciaire, la faiblesse des moyens budgétaires, et l’extrême précarité des prisons mettent l’institution judiciaire dans une situation délicate. Les libertés fondamentales sont reconnues et appliquées à Madagascar, et les cas de restrictions, en particulier en ce qui concerne la liberté de presse, d’association ou de réunion, sont relativement rares. La société civile est libre de s’organiser sans aucune difficulté. Contexte économique
Durant les 30 ans dernières années, le revenu par habitant n’a cessé de diminuer (40% pendant cette période). La croissance annuelle du PIB (0,5% annuel) n’arrive pas à compenser la forte croissance démographique (2,8% sur cette période). Entre 2004 au 2006, la croissance est restée en dessous des prévisions qui étaient de 5% annuel. Les investissements publics ont été freinés par des difficultés budgétaires. Malgré quelques reformes fiscales des impôts et des douanes, le pourcentage de rentrées fiscale représentait 10,1% du PIB en 2005.
Ce taux est très bas par rapport aux taux des autres pays, ce qui a limité d’une manière importante la capacité du Gouvernement à accomplir ses objectifs. La dette publique s’est considérablement réduite grâce à l’annulation de la Dette Multilatérale, passant de 80% du PIB en 2005 à 34% en 2006. Le secteur privé malgache fait face à des problèmes institutionnels, structurels et financiers. Au niveau institutionnel, les agents économiques sont soumis à toute sorte d’impôts à différentes échelles, national, régional, communal.
Les réglementations sont souvent complexes ou démodées comme la loi sur les sociétés commerciales ou encore le code de l’investissement limitent les initiatives et empêchent la concurrence.












